COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 2026/04/20
INFORMATION
SUVA : 9 millions de plus dans les bons du trésor israélien
Depuis décembre 2024, la SUVA a réduit le montant total de ses investissements en Israël : entre décembre 2024 et décembre 2025, celui-ci est passé de 43 à 35 millions.Mais loin de s’inscrire dans une stratégie d’investissement responsable, cette baisse cache une autre dynamique…
En parallèle, la SUVA a multiplié et concentré ses investissements dans les bons du Trésor israélien.Alors que leur montant s’élevait à 15,5 millions de francs à la fin de l’année 2024,il atteint désormais 24,5 millions.
Concrètement, détenir des bons d’Etat signifie financer directement le gouvernement israélien, en dépit de ses violations du droit international abondamment documentées, et au mépris de la multiplication des appels au désinvestissement.
La plus grande assurance-accidents de Suisse est pourtant une institution de droit public, régie par la législation fédérale. La plus grande assurance-accidents de Suisse est pourtant une institution de droit public, régie par la législation fédérale.
Aujourd’hui, les unions syndicales vaudoise, neuchâteloise et jurassienne interpellent directement la SUVA.Leur demande ? Qu’elle respecte le droit international dans ses placements financiers.Suite à un appel similaire par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), c’est désormais une majorité des syndicat romands qui porte cette exigence.
Et ce mouvement trouve un écho national : ces revendications s’inscrivent dans celles votées l’automne dernier par les congrès d’UNIA et le comité national du Syndicat des services publics (SSP). Leur principe est clair :les cotisations des travailleuses et travailleurs ne doivent pas financer des violations du droit international, en Palestine ou ailleurs.
Augmenter ses positions en bons du Trésor israélien, c’est donner à Israël une caution institutionnelle inadmissible.Pas un centime pour la politique génocidaire, l’apartheid, la colonisation et la guerre.